Crise politique et sociale en Bolivie face aux manifestations massives
La Bolivie connaît depuis début mai le plus important mouvement de contestation du mandat du président Rodrigo Paz, avec des milliers de manifestants réclamant sa démission et des augmentations de salaires. Malgré les concessions annoncées du président, notamment la réduction de son salaire de 50% et un remaniement gouvernemental, les affrontements entre manifestants et police se poursuivent à La Paz. Le Parlement a abrogé une loi limitant le recours à l'état d'urgence, donnant au gouvernement…
- Le Parlement bolivien a abrogé mardi une loi qui limitait strictement le recours à l'état d'urgence, permettant au président Rodrigo Paz de mobiliser l'armée et restreindre les libertés publiques.
- Les manifestants, comprenant des mineurs, des paysans et des ouvriers, réclament la démission du président et des augmentations de salaires, dans un contexte de grave crise économique depuis quatre décennies.
- Des affrontements ont opposé lundi policiers et manifestants à La Paz, avec utilisation de gaz lacrymogènes contre les manifestants armés de pierres et de pétards.
- Les protestataires accusent les autorités d'avoir distribué une essence de mauvaise qualité ayant endommagé des milliers de véhicules, en plus des critiques sur la politique économique gouvernementale.