Le Sénat rejette l'article phare de la loi de programmation militaire après un bras de fer budgétaire
Le Sénat a rejeté dans la nuit du 2 au 3 juin l'article central de la loi de programmation militaire prévoyant une rallonge de 36 milliards d'euros pour les armées jusqu'en 2030. La droite sénatoriale, qui demandait 50 milliards supplémentaires, a vu sa proposition échouée à cinq voix près après l'opposition de la ministre des Armées Catherine Vautrin, avant de faire rejeter en représailles l'enveloppe gouvernementale de 36 milliards. Ce revers inattendu du gouvernement au Sénat intervient dans…
- Le Sénat a rejeté l'article 2 de la loi de programmation militaire prévoyant une rallonge de 36 milliards d'euros pour les armées entre 2024 et 2030 lors d'un vote dans la nuit du 2 au 3 juin 2026.
- La droite sénatorale a d'abord échoué à faire voter une rallonge de 50 milliards d'euros proposée par la commission de la défense, sa proposition ayant été rejetée à cinq voix près.
- La ministre des Armées Catherine Vautrin a appelé à voter contre la proposition de 50 milliards, ce qu'a notamment fait le groupe socialiste.
- En réaction au rejet de leur proposition plus ambitieuse, les sénateurs de droite ont ensuite fait rejeter l'article comportant la rallonge de 36 milliards soutenue par le gouvernement.
- Cette issue a provoqué l'incompréhension et la colère des élus républicains du Sénat, qui ont dénoncé des pressions venues de Matignon et une position jugée incohérente de la ministre des Armées.
- Le budget militaire français reste inchangé à 400 milliards d'euros, la dernière loi de programmation votée en 2023 demeurant en vigueur.